Gleamer racheté par RadNet : l’aide France 2030 sans suivi public

Le 2 mars 2026, le groupe américain RadNet, coté au Nasdaq, annonce l’acquisition de Gleamer, société parisienne d’intelligence artificielle appliquée à la radiologie, fondée en 2017. L’entreprise compte alors plus de 130 collaborateurs et plus de 700 contrats clients dans 44 pays [1].

La filière a accueilli la nouvelle comme une réussite, et elle en est une à plusieurs égards. Une société française a en effet construit un portefeuille de dispositifs certifiés en Europe et aux États-Unis, assez solide pour qu’un leader mondial de l’imagerie en fasse le cœur de son offre d’IA.

Ce numéro ne conteste ni ce succès, ni la vente. Il pose en revanche une question plus étroite : lorsqu’une entreprise financée au titre de la structuration d’une filière change de contrôle, qu’est-ce qu’un observateur extérieur peut établir de ce que la collectivité a conservé ?

La réponse, pièces à l’appui, tient en une phrase. L’État a attribué l’argent public sur la base de retombées chiffrées à l’entrée. Aucune donnée publique consultable ne permet de dire ce qu’elles sont devenues.

Ce numéro ne démontre donc pas que la France a perdu quelque chose avec Gleamer. Il établit qu’il est aujourd’hui impossible, de l’extérieur, de dire ce qu’elle a conservé.

Infographie de L'Éclaireur e-Santé n° 19, titrée « Gleamer, 6 mois après ». La colonne de gauche, « Ce que l'acquéreur publie », indique : prix, complément inclus, au plus 230 M€ ; revenus récurrents fin T2, environ 25 M$ ; synergies de coûts visées, 4 M$ ; fin d'intégration visée, T3 2026. La colonne de droite, « Ce qui n'est pas publié », liste avec un point d'interrogation : emplois en France, R&D OncoView, avances récupérables, contrats hospitaliers.

Six mois après le rachat de Gleamer, RadNet publie le prix, les revenus récurrents, les synergies et le calendrier d’intégration. Les emplois en France, la R&D OncoView, les avances récupérables et les contrats hospitaliers n’apparaissent dans aucune donnée publique.
Sources : RadNet, communiqué du 02/03/2026, 10-Q au 30/06/2026, prospectus 424B7, présentation des résultats T2 du 10/08/2026.

Rachat de Gleamer par RadNet : ce que l’acquéreur américain a réellement acheté

D’abord, les dépôts de RadNet auprès de l’autorité boursière américaine décrivent l’opération avec une précision que la presse française n’a pas reprise.

Une filiale néerlandaise du groupe, DH AI International Holdings B.V., réalise l’acquisition et détient désormais 100 % de Gleamer SAS. La contrepartie totale atteint environ 264,1 millions de dollars, dont 255,5 millions payés à la signature. Le reste prend la forme d’un complément de prix estimé à 8,6 millions, plafonné à 15 millions d’euros et conditionné à des objectifs de revenus récurrents [2]. RadNet valorise l’ensemble à 230 millions d’euros au plus [1].

Par ailleurs, RadNet a comptabilisé environ 170,9 millions de dollars de goodwill, qu’il explique principalement par les synergies attendues de la plateforme technologique, des relations clients et des équipes de Gleamer. S’y ajoutent 111,6 millions de dollars d’actifs incorporels identifiés, dont 76 millions au titre des relations clients et 29,2 millions au titre de la technologie développée [2].

Autrement dit, une part importante de la valeur comptabilisée dans l’opération est immatérielle : technologie, relations clients et synergies attendues des équipes. Ce sont précisément les actifs qu’un programme public de structuration de filière cherche à faire naître sur un territoire.

Bpifrance, France 2030, hôpitaux publics : ce que l’argent public a financé chez Gleamer

La puissance publique a accompagné Gleamer sous trois casquettes, qu’il faut séparer pour comprendre ce qui est observable et ce qui ne l’est pas.

L’investisseur. Bpifrance, partenaire historique de la société, a participé à la série B de 27 millions d’euros en 2023, via ses fonds Digital Venture et le Fonds Ambition Amorçage Angels de France 2030 [5]. Pour rappel, l’EPIC Bpifrance et la Caisse des dépôts détiennent ce groupe public à parts quasi égales [6]. Bpifrance figure d’ailleurs parmi les principaux vendeurs lors de la cession [7]. En revanche, ce que chaque actionnaire a perçu n’est pas public.

Le financeur non dilutif. En décembre 2024, France 2030 désigne Gleamer lauréate pour son projet OncoView, un ensemble de modules d’IA dédiés à l’interprétation des scanners en cancérologie. Le projet représente 18 millions d’euros d’investissement, dont 4,5 millions apportés par l’État selon le communiqué de l’entreprise [8]. Il relève de l’appel à projets « Innovation en imagerie médicale », où il figure sous l’intitulé ONCO [9]. L’aide aux entreprises y combine une part de subvention et une part récupérable [10].

L’acheteur. Les établissements de santé publics qui ont acquis les licences Gleamer. L’entreprise déclarait fin 2024 que 65 % des CHU français avaient adopté ses solutions [11]. Il s’agit toutefois d’une déclaration de l’entreprise, non d’une donnée vérifiée.

La première casquette produit une information : un fonds connaît le résultat de sa sortie, et ses comptes l’enregistrent. Pour les deux autres, aucune donnée publique consultable ne permet de dire ce que la collectivité a obtenu.

Appel à projets « Innovation en imagerie médicale » : des retombées territoriales chiffrées à l’entrée

L’État a lancé en 2023 l’appel à projets « Innovation en imagerie médicale », doté de 90 millions d’euros, dans le cadre de la stratégie d’accélération « Santé numérique » de France 2030 [12]. L’appel a finalement engagé 78,3 millions d’euros au profit de 19 lauréats [9].

Or, son cahier des charges pose lui-même le diagnostic. Il décrit un secteur de l’imagerie médicale que des acteurs étrangers, peu implantés en France, dominent historiquement, et l’éclatement des acteurs français comme un frein à l’émergence de grands industriels nationaux. L’objectif affiché est de soutenir le développement et la structuration d’une filière d’excellence de l’imagerie en France [10].

Parmi les critères de sélection, le même document retient les retombées économiques pour le territoire national, chiffrées et étayées : emplois créés ou maintenus, investissements et accroissement de la R&D, valorisation de la propriété intellectuelle, développement d’une filière [10].

Le mot compte : chiffrées. En clair, le texte invite le candidat à présenter ses retombées territoriales sous une forme quantifiée.

Gleamer et Pixyl : deux lauréats France 2030 désormais chez RadNet

Quinze mois après la désignation d’OncoView, DH AI International Holdings B.V., filiale de RadNet, détient 100 % de Gleamer SAS [2]. Auparavant, Gleamer avait racheté en mars 2025 Pixyl, autre lauréate de l’appel avec le projet IAdopt [9], pour un montant non communiqué [13]. RadNet a ensuite pris le contrôle du consolidateur lui-même.

Sur les 19 lauréats recensés par la page officielle de l’appel (dans son état au 3 décembre 2025) [9], 2 relèvent aujourd’hui du même groupe, par une seule opération.

L’opération n’enfreint aucune règle. La seule condition de nationalité posée aux porteurs est d’être immatriculé en France au registre du commerce à la date de dépôt du dossier [10]. Or Gleamer SAS l’est toujours. La condition s’apprécie à une date, et elle reste vraie quel que soit l’actionnaire.

Suivi des lauréats France 2030 : des données collectées par Bpifrance, jamais publiées

Il faut ici corriger une idée reçue, y compris celle avec laquelle j’ai ouvert ce dossier : l’État n’est pas aveugle. Le cahier des charges prévoit un suivi.

Chaque bénéficiaire signe avec Bpifrance une convention. Elle fixe notamment les conditions de retour financier pour l’État. Elle précise aussi comment restituer les données nécessaires au suivi et à l’évaluation. Le bénéficiaire tient un tableau de bord d’indicateurs et fait le point au moins une fois par an avec le SGPI et les ministères concernés. Il doit enfin transmettre les éléments nécessaires à l’évaluation de l’impact social, économique et sociétal du projet, y compris après sa réalisation [10].

Le dispositif prévoit donc ces données, et les bénéficiaires les transmettent. Deux choses empêchent pourtant un observateur extérieur de reconstituer le résultat territorial.

La première tient à l’objet du suivi. La réunion annuelle porte, selon le texte, sur le niveau d’exécution budgétaire, l’avancement des opérations financées et le respect du planning [10]. Elle suit donc le projet. Cependant, le texte ne dit pas qu’elle confronte les retombées chiffrées à la sélection aux retombées constatées.

La seconde tient à la publicité. Le même cahier des charges soumet les documents transmis à la plus stricte confidentialité, et l’État ne se réserve le droit de communiquer sur les résultats que sous forme d’exemples anonymisés, dans le respect du secret des affaires [10].

La promesse porte un chiffre, et ce chiffre reste secret par construction.

Emplois, R&D, avances, contrats : ce qui reste invisible après le rachat de Gleamer

Voici ce que ce dossier fait apparaître, donnée par donnée.

Les emplois en France, avant et après. À l’annonce, RadNet mettait en avant l’apport d’une solide équipe de recherche et développement [1]. Pourtant, aucune donnée publique consultable ne donne l’évolution des effectifs depuis mars, ni la part située en France.

Le lieu de la R&D financée. L’État a cofinancé OncoView pour que Gleamer le développe [8]. Aucune donnée publique consultable n’indique où ce développement se poursuit, depuis la fusion des feuilles de route de Gleamer et de DeepHealth [4].

Le sort des avances récupérables. Dans le cas général prévu par le cahier des charges, la subvention représente 60 à 75 % de l’aide, et le remboursement des avances suit un échéancier forfaitaire fondé sur les prévisions d’activité du bénéficiaire [10]. Toutefois, le cahier des charges ne dit rien d’un changement de contrôle. La convention le dit peut-être : elle n’est pas publique.

L’examen de l’opération par l’État. Depuis 2018, l’intelligence artificielle figure parmi les secteurs dans lesquels le ministre de l’Économie peut soumettre un investissement étranger à son autorisation préalable [14]. Aucune donnée publique n’indique si l’État a examiné l’opération, ni sous quelles conditions.

Hôpitaux et acheteurs publics : des contrats invisibles sous le nom de l’éditeur

Ce qu’ont vécu les acheteurs. L’acquéreur a inscrit les relations clients de Gleamer à son bilan pour 76 millions de dollars [2]. Côté acheteurs publics, en revanche, aucune donnée consolidée ne permet de savoir quels établissements utilisent l’outil. Les données essentielles de la commande publique ne font apparaître aucun marché au nom de Gleamer (recherche du 23 septembre 2026 sur data.gouv.fr). Ces achats transitent vraisemblablement par des centrales ou des distributeurs. La donnée n’est donc pas forcément absente : elle est invisible sous le nom de l’éditeur.

Ces questions sont celles qu’un acheteur pourrait légitimement se poser : qui porte désormais son contrat, et l’a-t-on renouvelé ? Qui héberge les données, et où ? L’éditeur maintient-il le support et la feuille de route ? Quelles sont les conditions de réversibilité ? Ce numéro ne prétend pas que ces conditions ont changé. Il constate qu’aucune source publique ne permet de le savoir.

Évaluation de France 2030 : ce que la Cour des comptes a déjà relevé

Du reste, ce constat n’est pas isolé. Dans son analyse de l’exécution budgétaire 2024 de la mission France 2030, la Cour des comptes relevait l’absence d’une évaluation robuste et consolidée de l’ensemble des projets, dispositifs et processus de suivi [15]. Les évaluations commandées depuis sont en cours, et le gouvernement annonce leurs derniers résultats pour l’automne 2026 [16]. Si elles couvrent le suivi des lauréats de la santé numérique et rendent public le rapport entre retombées promises et retombées constatées, il faudra confronter ce numéro à leurs conclusions. C’est le critère qui l’invaliderait.

Ces données ne sont pas fausses. Pour l’essentiel, elles ne sont même pas absentes. Le dispositif qui les a exigées les tient enfermées.

Financement public de l’innovation : un problème d’architecture, pas de personnes

La tentation est grande de lire cette affaire comme une histoire de gagnants et de perdants. Ce n’en est pas une.

Les fondateurs ont construit une entreprise et l’ont vendue au prix qu’un acquéreur jugeait juste. De leur côté, les fonds ont fait ce pour quoi ils existent. Quant à RadNet, il exploite ce qu’il a acheté et en rend compte. Enfin, Bpifrance a instruit, financé et accompagné une société qui a tenu ses promesses technologiques. Personne, dans cette chaîne, n’a failli à son rôle.

La réponse n’est pas dans les personnes. Elle est dans l’architecture.

L’État a bâti le dispositif public en briques séparées : un investisseur qui connaît son rendement, un financeur qui chiffre les retombées à l’entrée puis suit l’exécution du projet, des acheteurs qui gèrent chacun leur contrat. Aucune de ces briques n’a pour mission de dire publiquement ce que la collectivité conserve quand l’actif change de mains. Dans ce dossier, ce qui n’a pas de responsable public clairement identifié pour son suivi n’a pas de chiffre public permettant de le vérifier.

Il faut aussi séparer deux sorties que le débat confond. La nationalité de l’actionnaire est une chose. La localisation des emplois, de la R&D, de la propriété intellectuelle et des données en est une autre. Or une acquisition étrangère n’entraîne mécaniquement aucun de ces transferts. C’est précisément pour cela qu’il faudrait pouvoir les observer.

Le modèle israélien : une clause de sortie inscrite dans le financement de la R&D

Ailleurs, le choix inverse existe. L’Autorité israélienne de l’innovation finance la R&D des entreprises par des subventions conditionnelles, que l’entreprise rembourse sous forme de redevances de 3 à 5 % du chiffre d’affaires. Lorsqu’une entreprise transfère hors du pays le savoir-faire financé, l’Autorité plafonne le remboursement à 6 fois le montant des aides, intérêts compris, et à 3 fois si l’acquéreur s’engage à maintenir les emplois de R&D en Israël pendant au moins 3 ans [17].

Il ne s’agit pas de dire qu’Israël fait mieux, ni que le mécanisme serait transposable. Il s’agit plutôt d’isoler une variable : dans ce montage, le contrat de financement traite dès l’origine la question du transfert du savoir-faire, et le maintien des emplois devient une donnée mesurée. À l’inverse, le cahier des charges français ne dit rien de la sortie.

Rachat de startups françaises par des groupes étrangers : l’objection la plus forte

On objectera que ce numéro fait mauvais procès à la réussite. Sans sortie, pas de rendement pour les fonds. Or, sans rendement, pas de capital pour la génération suivante. Par conséquent, une filière qui retient ses entreprises par contrat décourage ceux qui la financent. Il n’existait peut-être pas, en Europe, d’acquéreur capable de payer ce prix. Et les équipes sont vraisemblablement toujours à Paris.

Tout cela peut être vrai, et ce numéro n’affirme pas le contraire. Si les équipes n’ont pas bougé, si OncoView se développe à Paris, si l’entreprise rembourse ses avances, si les hôpitaux n’ont rien vu changer, alors le changement de contrôle n’aurait pas, à lui seul, signifié une perte des retombées territoriales recherchées. Mais aucun document public ne permet de l’établir. Le récit de la réussite repose sur une donnée qui existe peut-être dans un tableau de bord confidentiel, et que personne n’a pour mission de rendre publique.

L’objection ne défait pas la thèse. Elle la confirme : même le meilleur scénario reste une hypothèse.

Lauréat France 2030 racheté : quatre questions à poser lors du changement de contrôle

Ce n’est pas à une newsletter de décider si la France doit conditionner ses aides. La décision est politique, et elle a des coûts dans les deux sens. Ce numéro se borne donc à rendre les questions posables, par un financeur, un acheteur ou un parlementaire.

Qui paie ? Que prévoit la convention d’aide en cas de changement de contrôle, et le montant éventuellement dû, qui le calcule, le verse et le publie ?

Qui décide ? Côté public, quels acteurs l’acquéreur doit-il notifier (le financeur, l’État actionnaire, le ministère), et lequel a le pouvoir de poser une condition ?

Qui valide ? Les retombées chiffrées sur lesquelles l’État a sélectionné le projet font-elles partie du reporting de suivi et de l’évaluation après projet, et qui compare le promis au réalisé ?

Que mesure-t-on après ? Quel indicateur, publié à date fixe, dira dans 3 ans combien d’emplois, quelle R&D et quels contrats le territoire a conservés ?

Le 25 septembre 2026, j’ai adressé ces quatre questions à Bpifrance, à RadNet et à la direction de Gleamer.

Droit de réponse ouvert à toutes les organisations citées. Je publierai intégralement dans le numéro suivant les réponses reçues après publication.

Le fil rouge : ce que la filière MedTech et e-santé française mesure vraiment

Cette série examine, numéro après numéro, ce que la filière MedTech française mesure réellement de ce qu’elle annonce. Après G_NIUS et PariSanté Campus, ce numéro déplace l’observation d’un guichet et d’un lieu vers un lauréat, au moment où il change de mains. L’écart est de même nature : les documents publics couvrent l’entrée, pas la suite.

Ce numéro pose aussi le critère qui l’invaliderait. Si les évaluations de France 2030 attendues cet automne rendent public, même sous forme agrégée, le rapport entre retombées promises et retombées constatées pour les lauréats de la santé numérique, je réviserai ici sa thèse centrale.

En novembre, la série passe à la contre-épreuve : des acteurs industrialisés, pour chercher le cas où cette grille ne sert à rien. Enfin, décembre rendra le verdict de la série sur la filière.

Si vous découvrez L’Éclaireur e-Santé avec ce numéro, la suite de ce fil rouge se construit numéro après numéro. Abonnez-vous pour ne pas manquer les prochaines analyses.

Sources

[1] RadNet, « RadNet Acquires Gleamer, Making RadNet’s DeepHealth the Largest Provider of Radiology Clinical AI Solutions Worldwide », communiqué, 2 mars 2026 (annexe 99.1 au formulaire 8-K). https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/790526/000168316826001384/radnet_ex9901.htm

[2] Rapport trimestriel 10-Q au 30 juin 2026 de RadNet, Inc., note sur l’acquisition de Gleamer SAS. https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/790526/000162828026055338/rdnt-20260630.htm

[3] Prospectus (formulaire 424B7) de RadNet, Inc., 2026. https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/0000790526/000168316826006476/radnet_424b7.htm

[4] RadNet, présentation des résultats du deuxième trimestre 2026, 10 août 2026, transcription publiée par Investing.com.

[5] Gleamer, « Gleamer lève 27 millions d’euros en Série B pour élargir son portefeuille de solutions d’IA et accélérer son développement international », communiqué, 28 juin 2023. https://presse.macsf.fr/download-pdf/649eaf1b801b73825f0891ca

[6] EPIC Bpifrance, rapport annuel 2025.

[7] Jones Day, « Elaia Partners, XAnge, Supernova and Bpifrance sell Gleamer for €230 million to RadNet », mars 2026. https://www.jonesday.com/de/practices/experience/2026/03/elaia-partners-xange-supernova-and-bpifrance-sell-gleamer-for-230-million-to-radnet

[8] Gleamer, « “OncoView” selected as part of the France 2030 program to drive digital health AI innovation to fight cancer », communiqué, 4 décembre 2024. https://www.gleamer.ai/press/oncoview-selected-as-part-of-the-france-2030-program-to-drive-digital-health-ai-innovation-to-fight-cancer

[9] G_NIUS (Délégation au numérique en santé / Agence du numérique en santé), « Appel à projets : Innovation en imagerie médicale », liste des lauréats (état au 3 décembre 2025). https://gnius.esante.gouv.fr/fr/programmes-nationaux/strategie-dacceleration-sante-numerique/laureats-par-appel-projet/appel-a-projets-innovation-en-imagerie-medicale

[10] SGPI / Bpifrance, cahier des charges de l’appel à projets « Innovation en imagerie médicale », France 2030, version de juillet 2023, p. 3 à 12. https://www.bpifrance.fr/download/media-file/76686

[11] Frenchweb, « France 2030 abonde de 4,5 millions d’euros Gleamer, qui a levé 36 millions d’euros depuis sa création », 6 décembre 2024. https://www.frenchweb.fr/france-2030-abonde-de-45-millions-deuros-gleamer-qui-a-leve-36-millions-deuros-depuis-sa-creation/450221

[12] Gouvernement, « France 2030 — Annonce des premiers lauréats de l’appel à projets “Imagerie médicale” », 16 octobre 2023. https://www.info.gouv.fr/actualite/france-2030-annonce-des-premiers-laureats-de-l-appel-a-projets-imagerie-medicale

[13] Gleamer, « Gleamer announces acquisitions of Pixyl and Caerus Medical », communiqué, 11 mars 2025. https://gleamer.ai/press

[14] Direction générale du Trésor, « Renforcement du dispositif de contrôle des investissements étrangers dans les entreprises sensibles », 4 janvier 2019 (décret n° 2018-1057 du 29 novembre 2018).

[15] Cour des comptes, note d’analyse de l’exécution budgétaire 2024, mission « Investir pour la France de 2030 », avril 2025.

[16] Gouvernement, « France 2030 : un déploiement massif et rapide à pérenniser », avril 2026.

[17] Israel Innovation Authority, « Royalties & Intellectual Property ». https://innovationisrael.org.il/en/royalties-intellectual-property/

https://juliashift.eu

Consultant senior, gouvernance et gestion des risques de l'IA en santé | Fondateur de JuliaShift | Évaluateur Bpifrance (santé numérique) et Commission européenne (Horizon Europe) | Concepteur du module IA & santé, Université de Picardie Jules Verne (2IS)